DA Les Ulis

les-ulis.JPGCe blog a été créé pour soutenir la candidature de Ségolène Royal; Sa vocation est maintenant d'être un outil de dialogue pour rénover le parti socialiste et reconstruire une gauche réaliste et de progrès, conformément à l'état d'esprit du mouvement désirs d'avenir.

Marc Victor
Blogmestre
 

PS Les Ulis

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Parti Socialiste des Ulis,
Dominique Léonard-Faure,
5 rue du Forez - 91940 Les Ulis
mail :
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Site Internet : Maud Olivier 2008 

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Samedi 14 juin 2008

Aujourd'hui, force est de constater que sans système concurrent ou antagoniste, le capitalisme engendre de nombreux excès,  que ces derniers conduisent à une société déshumanisée et à la destruction de l'environnement.

La Crise des subprimes,  la spéculation éhontée sur les matières premières, bref l'univers totalement virtualisé de la finance conduit à des désastres socio-économiques et à terme l'auto destruction du système capitaliste.

Devons nous nous en réjouir ? non car ce système a prouvé son efficacité dans le développement d'une consommation de masse et donc permis l'accès au plus grand nombre d'un confort inimaginable ne serait ce qu'il y a cinquante ans.

Devons nous laisser faire cette rapacité financière qui détruit la planète les entreprises et les hommes ? Evidemment non.

Il s'agit donc a minima  de définir au niveau international des règles de fonctionnement qui remettent  au centre des préoccupations l'homme et son environnement. Tel est l'enjeu majeur du socialisme du 21 siècle, pas moins. Valoriser  la liberté d'entreprendre, la création intellectuelle, culturelle  et industrielle au détriment du casino financier mis au point par les escrocs actuels des places financières. Le progrès de l'humanité c'est d'abord le travail de l'homme, pas le fruit des arnaques bancaires (Subprime) et de « l'ingénierie financière » (LBO par exemple).

Les formidables gains de productivité de ces dernières années n'ont pas été équitablement redistribué, et les salariés sont les dindons de la farce, bas salaires, chômage, temps partiels non choisis, souffrance au travail, tout cela pour permettre aux actionnaires de toucher toujours plus en ne faisant rien, et aux grands dirigeants de toucher des rémunérations indécentes sans aucune prise de risque à l'abris de leurs golden parachute et de leurs réseaux.

Tout cela doit cesser, car sans une action vigoureuse cela se finira très mal, avec des excès que nous devrons tous déplorer.

L'Europe pourrait être un moyen de démarrer une vraie politique de civilisation, au sens d'Edgar Morin :

« Il faut distinguer culture et civilisation. La culture est l'ensemble des croyances, des valeurs propres à une communauté particulière.  La civilisation, c'est ce qui peut être transmis d'une communauté à une autre : les techniques, les savoirs, la science, etc. Par exemple la civilisation occidentale dont je parle, qui s'est du reste mondialisée, est une civilisation qui se définit par l'ensemble des développements de la science, de la technique, de l'économie.  Et c'est cette civilisation, qui aujourd'hui apporte beaucoup plus d'effets négatifs que d'effets positifs, qui nécessite une réforme, donc une politique de civilisation. ...

Je parle du fait que, par exemple, la science n'apporte pas seulement des bienfaits, mais a apporté des armes de destruction massive et des possibilités de manipulation biologique. La technique et l'économie aujourd'hui concourent à la dégradation de la biosphère, et à tous les problèmes écologiques que nous rencontrons aujourd'hui.  Je dis aussi que partout où les biens matériels ont été apportés à une partie de la population, ils n'ont pas apporté un véritable bien-être psychologique et moral, et qu'il y a malaise chez ceux qui connaissent le bien-être.  L'individualisme, qui est une chose positive sur le plan de l'autonomie et de la responsabilité personnelle, s'est développé en provoquant le dépérissement des solidarités.  Ce sont tous ces phénomènes de dégradation qui sont les aspects négatifs, liés au fait que ce qui domine, c'est la quantité, le "plus", au détriment du mieux. C'est pour cela qu'il faut une réforme de civilisation. »

La recherche à court terme de profit, tout comme les réformes néo-opportunistes du gouvernement Fillon  sont un non sens. Cela fait 50 ans que des scientifiques annoncent la pénurie de pétrole en 2010-2020, qu'avons-nous fait pour anticiper ce problème ? Quelles sont les réformes qui préparent les 20 prochaines années ? Et bien c'est sur ce sujet qu'il faut travailler, pas sur le nom du futur premier secrétaire du PS, on verra, lorsque le programme sera défini quelles équipes seront chargés de le conduire.

Marc Victor

Membre de la section des Ulis du parti socialiste
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Jeudi 22 mai 2008

Il est le premier à avoir sonné la charge contre Dominique Voynet, au soir de sa victoire à Montreuil, aux élections municipales du mois de mars. Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au conseil régional, n'aurait laissé ce rôle à personne. Même seul au milieu du concert de louanges qui a accompagné l'ancienne patronne des Verts. "Dommage qu'elle ait gagné contre un autre élu de gauche. J'espère qu'elle va s'occuper à plein temps des habitants de Montreuil", expliquait-il sur TF1, avant d'exiger que la nouvelle élue choisisse entre son mandat de sénatrice et celui de maire.

La critique sans nuance marquait la reprise des hostilités internes. Mais aussi la sortie au grand jour de cet homme de l'ombre qui pèse lourd au sein du parti écologiste. Son nom est peu connu, mais sa silhouette est familière dans les négociations entre partis de gauche. Jean-Vincent Placé, 40 ans, n'a pas de fonction interne et pour seul mandat celui de conseiller régional depuis 2004. Il a su se rendre indispensable dans un parti qu'il n'a rejoint qu'en 2001.

Ce jeune auditeur financier est entré chez les Verts sans antécédent écolo, mis à part sa proximité avec Michel Crépeau, ancien ministre de l'environnement, dont il fait connaissance en 1992 dans les cercles discrets de la franc-maçonnerie. Le jeune Placé ne fait alors guère de politique. Il a milité un temps à l'UNEF-ID, puis fréquenté les réunions du PS à Caen mais semble en être revenu. Suivant son mentor, il adhère au Mouvement des radicaux de gauche et devient assistant parlementaire.

A la mort du "vieux", en mars 1999, il cherche à changer d'air. Au Parti radical de gauche (PRG), il est en concurrence avec d'autres jeunes aux dents longues. Les perspectives de carrière semblent plus ouvertes chez les Verts. Il se tourne vers Noël Mamère, qu'il croise à l'Assemblée. En vain. "Avec ses habitudes de conciliabules dans les couloirs, de bonnes bouffes de "rad-soc", c'était un ovni pour nous !", se souvient Sergio Coronado, proche du député de la Gironde. Qu'importe ! Jean-Vincent Placé frappe à d'autres portes vertes plus accueillantes : Jean Desessard, représentant du courant environnementaliste, le prend sous son aile.

Très vite, le jeune homme se retrouve à la tête du Centre d'études et de développement pour les élus écologistes et solidaires (Cedis), une réserve de subventions utile mais qui vivote. Il le développe, lance des séminaires et se construit un réseau d'obligés dans tous les courants. "En payant des formations ou en finançant des projets, il est le roi du pétrole", s'amuse un membre de l'exécutif.

Louvoyant entre toutes les sensibilités, il se fait élire deux ans plus tard comme tête de liste parisienne aux régionales. Puis à la tête du groupe qu'il parvient à imposer dans les négociations au conseil régional d'Ile-de-France. "Ce n'est pas un Khmer vert mais il défend bien les intérêts de son parti", remarque le député PS Julien Dray. "C'est un vrai homme d'influence et il tient ses troupes", confirme Jean-Paul Huchon, président de la région. Les deux hommes partagent le goût de la bonne chère et un certain sens de l'humour de fin de repas qui les amènent à se rêver, certains soirs, fondateurs et membres actifs d'un club fictif qu'ils ont baptisé "Alcool, femmes et politique".

Une fois bien installé au conseil régional, Jean-Vincent Placé s'est déployé chez les Verts et a pris une place étonnante. Sans jamais intervenir dans les débats de congrès, il négocie les alliances et propulse son nouveau courant, "Espoir en acte", au centre du jeu. "Il est toujours au milieu. C'est son fonctionnement et sa culture", admire Jean-Marc Brulé, conseiller régional.

C'est ainsi qu'au congrès de Bordeaux en 2006, Cécile Duflot, alors sa compagne, se retrouve secrétaire nationale bien que minoritaire au sein du parti. Il lance à un Bruno Le Roux, député du PS, médusé : "T'as vu qui est secrétaire nationale ? Ma meuf ! C'est moi le patron maintenant." Plus tard, en pleines négociations pour les législatives de 2007, bombardé "expert électoral", il exige pour les Verts une douzaine de circonscriptions éligibles. Il ne les obtiendra pas et se battra alors contre l'accord avec le PS. "Tout à ses marchandages, il n'avait pas vu que le score de Voynet à la présidentielle avait tant changé la donne", souligne M. Coronado.

Il reconnaît qu'il "a faim" et qu'il va vite. Un appétit né de la frustration au début de sa vie. Il a passé ses sept premières années, à Séoul, dans un orphelinat tenu par des protestantes hollandaises. Adopté par un couple normand, le petit Coréen se retrouve au sein d'une famille de cinq enfants "très à droite et très chrétienne", sans parler un mot de français. Il en a gardé des bons souvenirs et quelques repères : une passion pour Napoléon, un côté "un peu XIXe siècle et conservateur" et des vacances régulières en Charente-Maritime. Mais le choc lui a forgé le caractère : "Ça fait que j'aime manger plus que de raison", lance-t-il goguenard.

Au pays des écolos, avec sa rondeur de bon mangeur dans ses costumes bleu marine, il fait "un peu décalé", reconnaît-il. Les cadres Verts sont peu diserts sur le personnage. "Je n'ai pas envie de parler de lui", lâche le député Noël Mamère. Idem pour le conseiller de Paris Denis Baupin. Ou alors en "off", comme cette élue à l'exécutif qui avoue ne "pas se repérer dans sa manière de faire de la politique".

Le jeune homme pressé s'est créé des inimitiés solides, mais taiseuses. On lui reproche d'avoir "importé" les méthodes apprises au PRG. Intrigues, alliances dans les couloirs, menaces sous couvert de pressions amicales, peu d'appétit pour les batailles idéologiques qui font le délice des Verts : tout pour déplaire. Et pourtant il grimpe.

"Sa force c'est que, pour lui, c'est naturel. Il agit en proprio", grince Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France. Le quadragénaire ne s'en cache pas : il veut désormais le pouvoir chez les Verts. Cela fait longtemps qu'il se rêve secrétaire national, si Cécile Duflot est d'accord, sinon porte-parole. "Je n'exclus rien pour moi-même", dit-il. La victoire inattendue de Dominique Voynet pourrait chambouler ses plans. Pour Placé, pas question de la laisser faire. "Si elle remet les pieds dans le parti, ça va commencer à devenir Stalingrad pour elle", prévient-il.

Il veut "maintenir les Verts à gauche" mais pas en appendice du PS, comme il soupçonne la sénatrice de vouloir le faire. Son plan d'attaque est prêt : monter son "fortin" en Seine-Saint-Denis, autour des élus de Plaine Commune, pour "reprendre" la fédération aux voynetistes. Et "bétonner" les fédérations en faisant la tournée de ses "amis". Objectif : un congrès de décembre où lui et Duflot pèseraient 60 %. A la rad-soc.

Sylvia Zappi  Le monde

Article paru dans l'édition du 21.05.08.

Lire aussi sur ce blog:

Jean Vincent Placé, calife à la place dui calife ?

PARCOURS

1968. Naissance dans un orphelinat à Séoul.

1993. Adhère au Mouvement des radicaux de gauche.

2001. Passe chez les Verts.

2004. Elu président du groupe Verts au conseil régional d'Ile-de-France.

2007. Président de Natureparif, première agence sur la biodiversité en Europe.

2008. Lance la campagne anti-Voynet chez les Verts.

 

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Lundi 12 mai 2008

 

 

 

Bonjour à tous et toutes,

Je reviens vers vous pour vous donner quelques nouvelles de notre initiative.

 

D’abord une bonne nouvelle.

Suite à la tribune parue dans Le Monde du 24 avril et suite au travail de conviction fait par chacune et chacun d’entre nous, plus de 7.400 militants PS et quelques 19.000 citoyens "non-PS" ont signé cette pétition.

 

Dans l’ensemble, notre initiative a été plutôt bien accueillie. Une preuve parmi d’autres : l’éditorial du Monde de ce jeudi 8 mai commence par citer notre initiative.

 

« Au boulot les socialos ! » L'injonction émane de Pierre Larrouturou, délégué national à l'Europe du Parti socialiste, dans un ouvrage décapant, Le Livre noir du libéralisme (éd. du Rocher, 2007). Ce quadra qui joue les poils à gratter rêvait alors d'un "joli mois de mai" où le PS, mettant entre parenthèses la guerre du leadership, présenterait aux Français, au lendemain d'une double victoire aux élections municipales et cantonales, un projet alternatif, sous la forme d'un "nouveau contrat social". Les socialistes ont gagné, très nettement, ces élections locales, mai 2008 est là, mais le projet est toujours dans les limbes.

 

Pourtant, même si la querelle des chefs monopolise l'attention, les socialistes se sont mis au travail. Ils ont même posé les premiers jalons de leur rénovation, en trouvant un consensus sur une nouvelle "déclaration de principe". (…)

 

Cet aggiornamento consensuel n'augure pas forcément d'un congrès tranquille.

 

En 1990, le congrès de Rennes avait adopté à l'unanimité, en ouverture, sa "déclaration de principe" avant d'atteindre le paroxysme dans ses déchirements.

 

 

En lançant cette initiative, nous voulions réunir le soutien de 5.000 militants PS et de 50.000 citoyens "non-PS". L’un des objectifs est largement atteint. Pour l’autre, sans doute n’avons nous pas su expliquer assez clairement que ce qui se passe au PS concerne l’ensemble des citoyens. Sans doute aussi, beaucoup de ceux qui ne sont pas au PS ont une image tellement dégradée du parti qu’ils pensent inutile de signer une pétition…

 

Hélas (c’est la mauvaise nouvelle), le blocage du côté de Solférino est toujours le même. François Hollande est son équipe refusent absolument le débat sur notre proposition. Il faudra un jour que François Hollande nous explique pourquoi il refuse même de nous recevoir… Il pense finir son mandat en beauté, en faisant voter à l’unanimité une nouvelle Déclaration de principe, mais un nombre croissant de militants et d’élus sont furieux de voir que le PS est inaudible (ou presque) alors que la droite annonce chaque semaine une nouvelle "réforme".

 

"Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Si on recommence à fuir le débat de fond comme on l’a fait depuis 1997, qui nous dit que 2012 sera pour la gauche un meilleur cru que 2002 ou 2007 ?" s’interroge un élu de l’Ouest.

 

Et dans Le Nouvel Observateur, alors que François Hollande était souvent désigné par le surnom sympathique de Culbuto (il se relève après chaque défaite), il apparaît maintenant comme Le Grand Etouffeur. "Le grand étouffeur vous salue bien ! " écrit Le Nouvel Observateur du 3 avril en rendant compte de la stratégie de François Hollande après les municipales.

 

Que pouvons-nous faire ?

Face à ce blocage, que pouvons-nous faire ? Certains ont trouvé que notre tribune dans Le Monde était trop soft, trop gentille… Certains d’entre vous, depuis 2 semaines, proposent que nous organisions un sitting devant Solférino pour faire savoir le scandale et faire pression sur la direction.

 

Personnellement, j’ai parfois envie d’être plus dur. Je trouve absolument scandaleux ce refus du débat. Mais en parlant avec bon nombre de signataires, nous pensons qu’une action façon "sitting" serait contre-productive.

 

Mardi 13 mai à 18 heures, à l’initiative de trois parlementaires (Geneviève Gaillard, Claude Saunier et Pierre-Yves Collombat), une réunion est organisée au Sénat pour réfléchir au(x) meilleur(s) moyen(s) d’agir.

 

Cette réunion a été organisée très vite et la seule salle disponible est une petite salle. Nous ne pouvons donc pas inviter tous les signataires. Désolé !

 

1 > on organisera sans doute une rencontre ouverte à tous d’ici l’été.

2 > d’ici mardi soir, merci de nous faire remonter toutes vos idées. Que pouvons-nous faire d’ici la fin juin pour mettre de l’intelligence et du concret dans le débat ?

 

A partir du 1er juillet, avec le dépôt des contributions, le temps du Congrès sera pleinement ouvert. Mais d’ici là (il reste encore 7 semaines et le mois de mai va être chaud) que pouvons-nous faire ?

 

Que vous soyez au PS ou que vous n’y soyez pas,

toutes vos propositions sont les bienvenues.

 

Bien cordialement

Pierre LARROUTUROU

Vous recevez ce message car vous êtes signataires de la pétition "Au travail les socialistes! "

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Mercredi 23 avril 2008

 

On ne change pas une méthode qui perd ! Comme la méthode utilisée pour "rénover" le PS entre le 21 avril 2002 et le 6 mai 2007 a donné d'assez bons résultats, François Hollande propose aux socialistes de continuer avec la même méthode, en espérant sans doute qu'elle les conduira à "d'autres victoires".

"La rénovation du PS ? Ça ne m'intéresse pas, diront certains. C'est l'affaire des socialistes." Oui, bien sûr. C'est d'abord l'affaire des socialistes. Mais pour battre Nicolas Sarkozy et mettre en œuvre une autre politique, c'est probablement pour le candidat socialiste que beaucoup voteront au second tour de la prochaine présidentielle. Voilà pourquoi ce qui se passe à Solférino concerne plusieurs millions de citoyens et pas seulement les quatre ou cinq équipes qui aspirent à occuper les lieux.

Il y a quarante ans, Pierre Mendès France soulignait déjà ce paradoxe : dans les semaines qui précèdent une élection présidentielle, des millions de Français se passionnent pour la politique. Mais sitôt l'élection passée, tout est fait pour que le citoyen se détourne du politique. Tout est fait pour que le citoyen s'implique le moins possible dans l'élaboration des projets et dans leur mise en œuvre, qui sont pourtant des questions aussi fondamentales que le vote lui-même.

L'élaboration des projets ? D'après les statuts du PS, une grande convention doit être organisée tous les six mois pour approfondir un point du projet. Entre 2002 et 2007, nous aurions dû travailler six mois sur l'éducation, six mois sur la santé, six mois sur les retraites, sur l'Europe, sur le climat et la biodiversité... Nous aurions dû tenir dix grandes conventions. Nous n'en avons tenu aucune ! Cette absence de débat explique la médiocrité de notre projet présidentiel et donc une grande part de notre défaite.

Si la gauche a gagné les municipales, ce n'est pas seulement par rejet de la droite. C'est parce que, au niveau local, les élus et les militants travaillent : ils sont à l'écoute des citoyens et font des propositions concrètes ! Pourquoi ce travail qui donne de bons résultats au niveau local ne pourrait pas être entrepris aussi au niveau national ? Hélas ! ce n'est pas du tout ce que prévoit le processus de "rénovation" que vient de lancer Solférino.

Le 25 mars, lors du dernier conseil national, il n'y a pas eu un seul applaudissement quand le bras droit de François Hollande a fini de présenter la "phase 2 de la rénovation". Pas un seul applaudissement ! Il faut dire que cette "phase 2 de la rénovation" ("C'était quoi déjà la phase 1 ?", s'interrogeaient certains) n'a rien d'excitant : Solférino propose d'occuper les prochains mois à rédiger une nouvelle déclaration de principe. Une nouvelle déclaration de principe ? Pourquoi pas ! "Bâtir un monde meilleur, obéissant à la dignité de l'homme", "aller à l'idéal et comprendre le réel", bien sûr ! Nous sommes tous d'accord avec cette nouvelle déclaration de principe. Mais concrètement, on fait comment pour aller à l'idéal ?

Avec un ancien premier ministre, dix-huit parlementaires, bon nombre d'élus locaux et plus de six mille militants issus de toutes les tendances du parti, nous demandons que l'ensemble des forces de gauche se mette au travail. Sans tarder. "Pour de vrai". A plein temps.

Dès le mois de mai, nous demandons que le PS et l'ensemble des forces de gauche se mettent à l'écoute des citoyens, des élus et des militants, des syndicats et des mouvements patronaux, des associations et de tous les économistes qui pourront nous aider à définir concrètement un nouveau contrat social.

En 1982, à Wassenaar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris trois mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, pensions de retraite... Tout a été mis sur la table pour arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité. De même, en France, au bout de trente ans de crise, le PS doit prendre le taureau par les cornes et se donner les moyens de construire un nouveau contrat social. Il faut prendre le temps d'un débat approfondi (ce qu'un congrès ne permet jamais) et ensuite, il faudra faire des choix. Trancher.

Mais, vu la gravité des déséquilibres (économiques et écologiques) accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire : nous demandons aussi que le PS invite les forces de progrès des vingt-sept Etats membres de l'Union européenne à travailler ensemble pendant quelques semaines pour clarifier les régulations nécessaires au bon fonctionnement de l'Union. Vu la gravité de la situation, n'est-il pas urgent aussi que l'Union européenne convoque un nouveau Bretton Woods pour négocier avec la Chine et les Etats-Unis de nouvelles règles du jeu monétaires, sociales et écologiques ?

Depuis le 21 avril 2002, le PS a tenu deux congrès "classiques". Nous avons passé des heures à écouter des grandes déclarations générales qui n'ont permis aucune clarification, aucun progrès réel. Au lieu de reprendre les mêmes méthodes, avec les mêmes acteurs, dans le même huis clos, pourquoi ne pas innover ? Pourquoi ne pas nous mettre vraiment au travail, en nous ouvrant à tous ceux et celles qui veulent travailler avec nous ?

De deux choses l'une : soit ce travail aboutira à un consensus (ce sera alors notre nouveau projet social), soit il n'y aura pas de consensus et c'est le congrès qui tranchera entre plusieurs stratégies possibles. Mais, si nous commençons par ce travail de fond, le congrès sera moins violent et sera l'occasion de construire un projet très concret.

Une descente en ski dépend en grande partie de l'impulsion qui est donnée dans la première longueur. De même, la capacité qu'aura (ou non) la gauche à se renouveler dans les prochaines années dépend largement de ce que nous ferons (ou ne ferons pas) d'ici au congrès de novembre.

Il n'est pas trop tard pour sortir le PS de l'ornière et créer les conditions d'un sursaut intellectuel et politique de la gauche tout entière. Tel est le sens de la pétition que nous déposerons lors du prochain bureau national du PS. L'unité de la gauche ne pouvant se faire autour d'une personne, pourquoi ne pas la reconstruire autour des valeurs et des choix politiques qui, chaque jour, nous poussent au combat ?


 

Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS
Jean-Patrick Gille, député et premier secrétaire fédéral d'Indre-et-Loire
Pierre-Yves Collombat, sénateur du Var

L'appel est disponible sur www.nouvellegauche.fr

 

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Mardi 22 avril 2008

Parti socialiste 16 avril 2008

DECLARATION DE PRINCIPES

PREAMBULE

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l'humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l'action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l'organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d'une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l'homme, de l'Affaire Dreyfus à l'abolition de la peine de mort.

Ces ambitions sont plus que jamais d'actualité. Pour les socialistes, l'être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C'est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l'homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.

Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l'action, un avenir pour l'humanité. Sa nature est « d'aller à l'idéal et de comprendre le réel », d'inventer le futur et de travailler dans le présent, d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

I -NOS FINALITES FONDAMENTALES


 

Art 1

Être socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.


 

Art. 2

L'égalité est au cœur de notre idéal. Cette quête n'a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l'idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu'il s'agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l'économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l'égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Art 3

Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l'avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l'émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd'hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l'environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l'intérêt général, le développement et l'écosystème. Conscients de l'étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

Art 4

Le progrès, synonyme d'amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l'exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l'éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L'expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l'ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l'avenir de l'humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l'arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l'acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l'utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l'aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l'être à l'aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d'existence et de travail des individus.

Art 5

La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l'action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c'est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l'évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.


 

II - NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE

Art 6

Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier.

Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d'économie sociale.

Les socialistes affirment que certains domaines de l'activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l'action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l'intérêt général.

Art 7

Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l'innovation technologique, l'impératif écologique, la création d'emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.

C'est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c'est un moyen individuel et collectif d'insertion, de reconnaissance, d'émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l'emploi et d'autres seraient enfermés dans l'assistance. La qualité de l'emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l'accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.

Art 8

Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l'État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d'abord l'investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n'y a pas de liberté réelle.La régulation est également un des rôles majeurs de l'État pour concilier l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l'État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture.

Art 9

Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C'est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l'Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l'Union européenne et de sa détermination.

Art 10

La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l'Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.


 

III - NOTRE PARTI SOCIALISTE

ART 11

Le Parti socialiste est un parti républicain. Il œuvre pour le progrès social. Il s'organise au service de l'engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d'un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l'indépendance de l'information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Art 12

Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l'État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu'un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu'elles ne sont pas un obstacle pour la liberté de chacun et de tous. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.

Art 13

Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu'elle résulte d'une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l'idéal, les réalités et l'histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d'un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d'injustices et d'inégalités.

Art 14

Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au cœur de ses valeurs. Il veut allier la présence d'un Etat régulateur et garant de l'équilibre -y compris financier-entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.

Art 15

Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d'aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.

Art 16

Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l'ouverture. L'accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.

Art 17

Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l'Union européenne qu'il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l'Union européenne. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d'assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d'aider à relever les défis planétaires par l'exemple d'association qu'elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

Art 18

Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu'elles qu'en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l'ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l'Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu'elle tend à être aujourd'hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.

Art 19

Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l'intérêt général du peuple français.

Art 20

Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales... Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l'engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.

Art 21

Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l'histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.


 

 

par Désirs d'avenir les ulis
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